un_roman_russe

Attention au titre un peu trompeur !
"Un roman russe" n'est pas un roman, mais une autobiographie, il n'est pas non plus tout à fait "russe", puisque l'auteur est français, et seulement, je dirai, 60% de l'action se déroule en Russie.

"Au début du roman, l’auteur-narrateur part faire un reportage à Kotelnitch, petite ville perdue au fond de la Russie, sur un soldat hongrois échoué dans un hôpital psychiatrique après la guerre. Dans le même temps il tombe amoureux d’une jeune femme en France.
Il nous est donc raconté deux histoires qui se chevauchent et s’éclairent l’une l’autre : la passion amoureuse et l’idée d’endogamie*, la quête de vérité sur le passé trouble de son grand-père maternel, la répétition du malheur, l’apprentissage de la langue russe comme perspective de libération…
Emmanuel Carrère s’est engagé tout entier dans ce roman et a ouvert tous les thèmes rencontrés dans ses précédents livres. Cet homme sait écrire, transcrire le romanesque et le suspend de la vie." Claude-Michel

*endogamie : fait de se marier avec quelqu'un faisant partie du même groupe social

Au début, un peu de mal à accrocher, et puis ensuite on se laisse prendre au jeu, on devient curieux, on veut savoir ce qui se passera ... Si j'ai voulu lire ce livre, c'était au départ avant tout pour apprendre encore un peu plus sur la Russie, mais j'avoue avoir était déçue, ce livre traite plus des problèmes personnels de l'auteur que de la Russie en elle-même.

Donc livre intéressant, pour son côté analyse psychologique de l'auteur, mais pas pour son côté témoignage "russe".